Test : Street Fighter V Champion Edition

« Il n’y aura qu’une seule version de Street Fighter V », juraient en 2016 nos amis farceurs de chez Capcom, affirmant vouloir se concentrer sur un système de DLC beaucoup plus rectiligne. Cette promesse avait déjà été brisée début 2018 par l’Arcade Edition, et une Champion Edition (en hommage à Street Fighter II’, pour les connaisseurs) est désormais disponible depuis le 14 février 2020. Verdict dans les lignes qui suivent.

On ne prétendra pas ici trancher dans le débat opposant Street Fighter V à ses illustres prédécesseurs. Disons seulement que cette suite lancée en 2016 a connu pas mal de soucis d’ordre éditorial, Capcom ayant littéralement lancé sur le marché une version inachevée de son blockbuster. Si tous les jeux de la série avaient bénéficié d’une première mouture solide et relativement complète avant que les inévitables versions Redux n’arrivent, SFV ressemblait au départ à une bêta en phase de test, n’offrant qu’un mode solo embryonnaire (le fameux « Story ») et se contentant d’un roster de 16 combattants, contre 25 dans la version basique de Street Fighter IV. Des mises à jour gratuites se chargeront peu à peu de corriger le tir, avec l’arrivée d’un mode narratif ambitieux (mais assez décevant manette en main), d’un mode Arcade absolument dément proposant des remakes de chaque épisode de la série (avec en prime des décors de Street Fighter 2 entièrement remodélisés sous Unreal Engine), et d’autres surprises comme de nouvelles V-Skills (des actions spéciales spécifiques à chaque personnage, aptes à renverser le cours des affrontements). Des mises à jour payantes ont par ailleurs permis d’agrandir sensiblement le roster… ce qui nous amène à la « Champion Edition » qui sort aujourd’hui.

Pour un peu moins de 25 euros, l’Upgrade Kit de SFV vous permet de transformer votre version actuelle en Champion Edition, c’est-à-dire de télécharger l’intégralité des DLC déjà sortis, à l’exception toutefois de ceux du Capcom Pro Tour (entre 10 et 20 euros chacun des quatre packs, incluant des costumes et des stages supplémentaires). Si vous ne possédiez pas déjà Street Fighter V, il faudra débourser 30 euros, ce qui reste raisonnable compte tenu du prix des Season Packs que Capcom vendait indépendamment depuis trois ans. Au menu donc : 200 costumes spéciaux , 34 stages, des dizaines de variantes de couleurs et, bien sûr, une horde de personnages supplémentaires.

Sur les 40 combattants que compte au final le jeu, 39 étaient déjà jouables avant la sortie officielle de cette version « définitive », dont Gill, dernier boss de Street Fighter III Third Strike que l’éditeur avait ajouté au début du mois de janvier. L’ultime visage à intégrer le roster est celui de Seth, qui dans sa version mâle n’était autre que l’antagoniste central de Street Fighter IV. Outre leur game design très singulier et franchement passionnant à maîtriser, la bonne nouvelle est que l’arrivée de Gill et Seth complète enfin les modes arcades « SFIII » et « SFIV », achevant de présenter Street Fighter V comme la synthèse fantasmée de la saga. Si nous aurons toujours un faible pour Third Strike et Ultra Street Fighter IV, Capcom a réussi son pari avec un peu de retard, mais réussi son pari tout de même, en donnant à ce cinquième opus une importance désormais indéniable dans l’histoire de la franchise.

Notre Verdict

Si vous possédiez déjà Street Fighter V : 7,5/10
Si vous ne possédiez pas Street Fighter V : 8/10

Crédits : Capcom

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