Indivisible : Notre Test sur Nintendo Switch

Sorti en octobre 2019 sur PC et PS4, Indivisible arrive enfin sur Nintendo Switch, un support qui semble taillé pour lui. Retour, donc, sur un jeu coloré, attachant et terriblement inventif, qui mêle les codes de la plate-forme et du J-RPG avec un certain brio.

Entre Final Fantasy et le second Zelda

S’ouvrant sur une séquence animée impressionnante, Indivisible s’inscrit très clairement dans l’héritage de jeux de rôle japonais tels que Final Fantasy, Dragon Quest ou Chrono Trigger. Passé un prologue dramatique donnant un aperçu du système de combat, l’aventure commence comme le veut la tradition dans la chambre de l’héroïne adolescente que l’on devra incarner, puis dans son village où elle sera amenée à discuter avec quelques badauds, et à s’entraîner avec son père. Plutôt que d’utiliser une vue de type du dessus, les auteurs optent pour une mise en scène de profil héritée de Castlevania ou du second épisode de Zelda sur NES. Très vite, le game design s’enrichit de mouvements acrobatiques, avec glissades, rebonds sur les parois et autres coups de hache permettant de libérer certains passages. Ces phases d’exploration sont régulièrement interrompues par des combats 100% RPG, où l’on va pouvoir déployer les talents de son avatar et de ses trois compagnons.

Compagnie astrale

La gestion des sidekicks est clairement l’une des plus grandes réussites d’Indivisible. Se découvrant des pouvoirs surnaturels durant le premier acte, la jeune Ajna s’avère être capable d’absorber et d’emprisonner des âmes dans une sorte d’univers astral qu’elle a créé. En s’y rendant (touche R maintenue + direction haut), elle peut interagir et discuter avec eux, mais elle peut surtout les inviter à se battre à ses côtés sur le champ de bataille. Vingt personnages peuvent ainsi être recrutés et incantés par l’héroïne au fil du récit, chacun disposant d’attaques et de pouvoirs secondaires bien spécifiques. Si ce deck évolutif digne de la série Pokémon offre déjà une bonne raison de progresser dans l’intrigue, l’ergonomie des combats proprement dite reste peut-être la plus grande qualité d’Indivisible. Ayant déjà prouvé leur maîtrise du jeu de combat avec Skullgirls, les artistes de Lab Zero Games sont parvenus à mettre au point un système à la fois tactique et immédiatement plaisant, où le joueur doit prendre en compte la complémentarité de ses soldats tout en gérant des défis de timing très précis. Les auteurs s’appuient ainsi sur un temps de rechargement des attaques spécifique à chaque personnage, ce qui contraste avec le principe du tour-par-tour généralement indissociable du genre. Il est donc possible d’envoyer plusieurs personnages à l’attaque simultanément si les réserves de mouvements le permettent, et la défense et les parades requièrent une attention constante vis-à-vis des assauts adverses.

Étonnamment intuitif, chaque bouton étant dédié à un personnage intelligemment placé à l’écran, le game design d’Indivisible devient très vite addictif, faute d’être totalement révolutionnaire. Le jeu profite également d’une durée de vie très généreuse (20 heures environ) et d’une réalisation en 2D d’une beauté rare, qui ne devrait pas trop dépayser les fans de Skullgirls…

En bref : maîtrisant autant la plates-formes et RPG , Indivisible trouve dans la Nintendo Switch son support idéal. Presque entièrement réalisé en 2D, le jeu ne perd en aucun cas de sa splendeur en mode tablette, et se pose au contraire comme un porte-étendard de la console hybride de Nintendo…

Notre Verdict : 8/10

Crédits : 505 Games

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