Borderlands – The Legendary Collection : Notre Test sur Switch

Alors que les joueurs PC, PlayStation 4 et Xbox One vont bientôt pouvoir s’attaquer à un nouveau chapitre de Borderlands 3 (le DLC « Flingues, amour et tentacules », dont les 12 premières minutes peuvent être visionnées ici), Gearbox et 2K Games permettent enfin aux possesseurs de la Switch de (re)découvrir l’une des séries les plus originales de l’histoire de l’Action-RPG. Contenant Borderlands, Borderlands 2 et Borderlands – The Pre-Sequel, The Legendary Collection est, au vu de son prix de 40 euros, une sacrée affaire.

Techniquement, ces portages tardifs s’en sortent étonnamment bien sur Switch, même si les développeurs ont dû faire quelques concessions pour contourner les limites du système. L’opus original tourne ainsi en 1080p en mode docké mais est bloqué à un framerate de 30 images par seconde, contre 60 sur les autres supports. Le jeu est globalement très fidèle à ses précédentes itérations, mais des options de rendu comme l’anti-aliasing ou certains effets de flous et de lumière ont été désactivés. Résultat : les contours façon comic-book sont encore plus marqués… ce qui pourra plaire à certains fans de l’esthétique cell-shadée de la série. De même, les textures sont de moins en moins détaillées au fur et à mesure que l’on s’éloigne du premier plan, et filtrées de façon plus sommaire sur Switch. Un détail qui ne gênera absolument pas en mode portable, mais qui pourra sauter aux yeux sur un téléviseur. Enfin, tous les effets de profondeur de champ sont passés à la trappe : l’image est nette en toute circonstance, ce qui peut diminuer les effets de mise en scène et de focus voulus au départ par les réalisateurs.

Borderlands 2 est en toute logique beaucoup plus spectaculaire que son aîné, Gearbox ayant réussi à parfaire sa maîtrise du moteur graphique en trois ans. Sur Switch, sans atteindre le niveau de finition des versions précédentes, le jeu est réellement splendide, et ses environnements gigantesques font forte impression sur la modeste console de Nintendo. Si le bloom a disparu, les effets d’ombres et de lumière corrigent les écueils du premier opus, et le framerate est toujours aussi stable (30 fps), y compris en mode écran partagé pour deux joueurs. Datant de 2014, Borderlands – The Presequel est techniquement le plus abouti du lot, et le portage Switch parvient à offrir un framerate quasi-constant de 30 images par seconde en utilisant une résolution dynamique, pouvant passer en-dessous du 1080p de base lors des séquences les plus exigeantes. Le joueur ne le remarque pas forcément, d’autant que cette fois-ci, le bloom et les effets de profondeur de champ ont été incorporés par les développeurs. Les effets visuels comme les flammes, les muzzles ou les explosions semblent, dans ce portage, tout droit sortis des versions PS4 ou Xbox.

Attention, afin de profiter des trois jeux sur votre Switch, il faudra libérer de la place sur votre Micro-SD, voire en acheter une nouvelle. En plus de la cartouche, le premier épisode exige un téléchargement de plus de 6 Go de données, tandis que le second et la « pré-séquelle » nécessitent chacun plus de 35 Go. Si vous pouvez vous le permettre, vous pouvez foncer les yeux fermés : pardonnant les errances de Gearbox sur le projet maudit Duke Nukem Forever (ils n’étaient pas les seuls coupables, après tout), la saga Borderlands propose un mélange d’exploration et d’action réellement grisant, qui trouve son apogée avec l’hilarant et terriblement créatif second épisode. L’autre grande particularité est le système de génération aléatoire des armes : il est ainsi possible de ramasser plus de 17 millions de pétoires différentes au fil de l’aventure, réparties selon plusieurs classes spécifiques. Chaque arme peut également être améliorée au fur et à mesure, selon un système d’expérience à dépenser dans plusieurs catégories. Notons pour finir que The Legendary Collection inclut l’intégralité des DLC des trois titres, garantissant des dizaines d’heures de jeu supplémentaires. Oui, pour 40 euros, c’est une sacrée bonne affaire…

En bref : Si le premier Borderlands a vieilli, en particulier à cause de ses décors assez plats, Borderlands 2 propose une aventure immersive et hilarante dans un monde ouvert incroyablement bien conçu. Plus narratif, The Pre-Sequel est de loin le plus spectaculaire du lot. Le système d’armes générées aléatoirement achève de distinguer la série de la norme des Action-RPG. Joie : ces portages Switch ont bénéficié d’un soin tout particulier, et en dehors d’un framerate locké à 30 images par seconde, elles n’ont pas trop à rougir face aux versions PS4 et Xbox.

Notre Verdict : 8/10

Crédits : 2K Games

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