Horizon – Zero Dawn : Notre Test sur PC

Trois ans et demi après sa sortie sur PlayStation 4, Horizon – Zero Dawn atterrit enfin sur PC. Considéré comme le Zelda : Breath of the Wild de la console de 8ème génération de Sony, le titre de Guerrilla Games n’a rien perdu de son charme sur ordinateur, et cette version techniquement améliorée devrait nous aider à patienter jusqu’à l’arrivée de Forbidden West, séquelle pour le moment annoncée en exclusivité sur PlayStation 5…

Recueillie par un homme acceptant de vivre comme un paria, l’héroïne de Horizon – Zero Dawn, Aloy, commence sa quête ignorée de tous. L’intrigue s’ouvre de façon très intime, offrant au joueur de guider Aloy alors qu’elle n’est encore qu’une petite fille. Le prologue sous forme de tutorial est ainsi d’une beauté rare, rappelant ceux d’Uncharted 3 et The Last of Us de Naughty Dog. Ouvrant progressivement le champ d’action et l’univers autour de la protagoniste, le récit évite de s’attarder trop frontalement sur les origines du monde post-apocalyptique qui l’entoure, préférant suggérer ses racines par des ellipses, des détails ou des moments volés entre deux séances d’exploration. Porté par des enjeux forts (Aloy doit comprendre qui elle est, tout le reste découlant de cette quête d’identité), Horizon – Zero Dawn passionne dès les premières minutes, et continue de surprendre par une succession de choix moraux, qui auront toujours une incidence sur la suite du récit. Impossible de ne pas penser à la saga Mass Effect, elle aussi connue pour la beauté de ses dialogues à choix multiples.

S’il ne déroule pas sa mythologie de façon ostentatoire, celle-ci nourrit tout de même un univers maîtrisé et crédible… et donc un décor parmi les plus aboutis jamais créés pour un jeu vidéo en monde ouvert. Basé sur une société matriarcale (un clin d’oeil à Mad Max 3 de George Miller ?), le monde de Horizon – Zero Dawn est d’une beauté saisissante. Immenses, les environnements sont incroyablement dynamiques, accueillant une faune et une flore on ne peut plus vivantes. Les effets météorologiques sont eux aussi palpables, renforçant l’atmosphère déjà chargée des phases d’exploration. Les infographistes sont aussi parvenus à approcher la lumière de façon très poétique, rompant avec la photographie agressive et / ou morne de la plupart des blockbusters récents. Visuellement, le jeu est tout aussi beau qu’Uncharted 4, lequel n’avait pas les limites d’un Open World. C’est bien simple, on peut passer des heures à déambuler dans les décors de Horizon en trouvant toujours de nouvelles choses à admirer. D’ailleurs, si le jeu était déjà prodigieux techniquement sur PS4 Pro, il est encore plus impressionnant sur PC (privilégiez un i7 et une GeForce 1060 ou supérieur). On regrettera seulement des interactions très limitées entre le personnage et son environnement, un défaut mis en évidence dès que l’on compare Horizon à The Legend of Zelda : Breath of the Wild.

Outre son univers plus que solide, Horizon – Zero Dawn profite d’un Game Design très riche et profond, garantissant un plaisir de jeu sans cesse renouvelé. Si les interactions avec le décor sont peu nombreuses comme évoqué plus haut, elles sont toujours gratifiantes. Le système de sauvegarde est ainsi très bien pensé, sous forme de feux de camp à allumer en pleine nature. L’utilisation des montures est aussi très pertinente, soulignant l’improbable cohésion entre l’organique et l’acier qui est au cœur du récit. L’héroïne elle-même symbolise cette connexion, puisqu’elle utilise à la fois une arme primitive (un arc, qu’on ne se lasse pas de manier) et un scanner numérique ultra-perfectionné, déniché sur le cadavre d’un ancien dans un sous-terrain creusé des millénaires plus tôt. Pour ce qui est des armes, le système de Crafting est exemplaire, le joueur pouvant créer différentes munitions en cueillant des ressources naturelles au fil de ses explorations. L’arbre d’évolution des aptitudes du personnage est lui aussi inattaquable, et le marchandage est addictif. Pour ne rien gâcher, les quêtes annexes sont engageantes et les nombreuses scènes de chasse (inoffensives, car mettant en scène des machines) sont hautement spectaculaires. Bien dosées, les capacités des différentes armes nourrissent des approches stratégiques complexes, et aucun affrontement ne ressemble jamais au précédent. L’ample mise en scène enfonce le clou, provoquant des décrochages de mâchoire à chaque découverte d’une nouvelle créature, ou d’un nouvel environnement. On vous aura prévenus : arpenter les plaines de Horizon – Zero Dawn est une expérience sensorielle foudroyante.

Le trailer de Forbidden West, prévu en exclusivité (temporaire ?) sur PlayStation 5.

En bref : un très grand jeu d’aventure, qui avait déjà fait ses preuves sur PS4 et trouve son écrin idéal sur PC. Bonus non négligeable, ce portage correspond à une version intégrale, qui inclut l’excellente extension narrative The Frozen Wilds.

Notre Verdict : 8/10

Crédits : Guerrilla Games

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