Marvel’s Spider-Man – Miles Morales : Notre Test

La PlayStation 5 est arrivée, accompagnée au lancement d’une poignée de titres forts. Avant de nous attarder en détail sur le formidable remake de Demon’s Soul, intéressons-nous à Marvel’s Spider-Man – Miles Morales, suite de l’un des derniers grands blockbusters de la PlayStation 4. Ceux qui n’ont pas encore upgradé (par choix ou par manque de stock) pourront également se lancer dans l’aventure sur la génération sortante, en attendant de pouvoir goûter aux délices visuels de la New Gen…

Dans l’esprit, Spider-Man – Miles Morales s’inscrit dans la droite lignée de son prédécesseur. L’écriture est très comparable, notamment au niveau de la caractérisation et de rebondissements certes mélodramatiques, mais favorisant autant que possible l’implication émotionnelle du joueur. La mort du père de Miles tient une part importante dans l’intrigue et pèse constamment sur les épaules du protagoniste. Celui-ci doit s’adapter à la fois à une nouvelle dynamique familiale (sa mère, en pleine campagne politique pour représenter les classes populaires de son quartier, a dû rendre l’ancien appartement de Brooklyn, et son meilleur ami s’est installé avec eux pendant quelques semaines) et aux responsabilités inhérentes au costume de Spider-Man. Opposant les héros à un Rhino déchaîné, la joussive mission d’ouverture sert d’ailleurs de passage de relai entre Peter Parker et son disciple, avant que le tisseur original ne doive s’éclipser pour un énigmatique voyage à l’étranger. Le clin d’œil à Spider-Man Far From Home est d’autant plus évident que le visage de Peter a été entièrement remodélisé, intégrant désormais des traits de l’acteur Tom Holland. Ce n’est pas le seul hommage glissé par l’équipe d’Insomniac, puisqu’il est possible de débloquer en cours de partie le costume que Miles arbore dans le film Spider-Man New Generation, framerate stylisé à l’appui. Les fans du génial film d’animation de Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman apprécieront.

Un gameplay qui a fait ses preuves

Sur le fond, Spider-Man – Miles Morales est donc dans la continuité directe de son modèle. Sur la forme, il en est l’extension la plus fidèle. De fait, le gameplay n’a en effet que peu évolué depuis le titre de 2018, à quelques pouvoirs spéciaux près : Miles dispose d’attaques électro-biologiques, peut se rendre invisible ou envoyer des drones holographiques aux trousses de ses adversaires. Au-delà de ça, le système de combat est exactement le même, reposant toujours sur une alternance rapide entre des combos élaborés et des esquives soudaines. Les séquences acrobatiques sont elles aussi très semblables, encourageant le joueur à se lancer dans les cabrioles les plus folles (récompensées évidemment par des points d’XP). La carte regorge de défis annexes et de trésors à découvrir, chaque découverte donnant lieu à des monnaies virtuelles à dépenser dans divers menus bonus. On peut ainsi débloquer des costumes et pouvoirs spéciaux, des gadgets et drones en tous genres, ou gravir un arbre d’améliorations très touffu, qui devrait occuper les joueurs complétistes pendant des dizaines d’heures. Si le programme est dénué de surprises, difficile de reprocher à Insomniac de ne pas vouloir détricoter un game design qui a largement fait ses preuves.

PS4 vs PS5

La nouveauté, si l’on peut dire, est à chercher du côté de la technique pure et dure. Sur PlayStation 4, le jeu est très comparable au premier opus, si l’on excepte une ambiance hivernale esthétiquement très réussie. Le jeu souffre parfois de saccades sur une console de base en 1080p, mais le framerate reste globalement accroché à la barre des 30 images par seconde. Comme dans l’original, les loadings peuvent être longs : il faut attendre entre une minute et une minute trente avant de pouvoir sortir de l’écran de chargement. C’est la première évolution notable qu’offre la PlayStation 5 : grâce au SSD de la console, la partie se lance en deux secondes montre en main… et ce n’est pas une façon de parler. Bénéficiant de modélisations plus fines, de textures en très haute définition, d’effets visuels en tous genres et d’une population et d’un trafic plus denses dans les rues de New York, le jeu propose deux modes graphiques assez saisissants. Le premier, surnommé « Performance », garantit un affichage en 4K à 60 images par seconde. Le second, toujours en 4K, revient aux 30 images par seconde mais ajoute des effets de Ray Tracing proprement hallucinants, en particulier lorsque l’on voltige à travers des gratte-ciel en verre ou au-dessus de rues humides. C’est littéralement le jour et la nuit en terme de rendu, et on avoue avoir du mal à trancher une bonne fois pour toutes entre ces deux options. Quoi qu’il en soit, Marvel’s Spider-Man – Miles Morales donne un avant-goût de ce que la dernière née de Sony a dans le ventre, en attendant l’arrivée de vrais jeux AAA pensés dès le départ pour exploiter pleinement la nouvelle génération.

En bref : Plus une extension de luxe du premier Spider-Man qu’une suite, Miles Morales reste un jeu d’aventure / action très maîtrisé, doté de personnages attachants et d’un vrai sens du spectacle. Très solide sur PlayStation 4, la réalisation devient flamboyante sur PS5 et donne une idée de ce que la nouvelle génération a à nous offrir…

Notre Verdict : 8/10

Crédits : Sony

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